Aéronautique - Défense
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EADS
Christelle Donger |
JDF HEBDO | 14.02.2009 | Mise à jour : 20H31
NOTRE CONSEIL
Rester à l'écartLes nouvelles rumeurs concernant l'ampleur des retards pris par EADS sur le programme A400M rappellent au marché les risques qui pèsent sur les perspectives de redressement des résultats du groupe. Malgré des niveaux de valorisation très attrayants, le potentiel d'un rebond solide du titre est limité à court terme.
Rester à l'écartLes nouvelles rumeurs concernant l'ampleur des retards pris par EADS sur le programme A400M rappellent au marché les risques qui pèsent sur les perspectives de redressement des résultats du groupe. Malgré des niveaux de valorisation très attrayants, le potentiel d'un rebond solide du titre est limité à court terme.
Sur le plan financier, ce report engendrerait plus de 5 milliards d'euros de surcoûts supplémentaires par rapport aux 20 milliards initialement budgétés pour les 180 premiers exemplaires qui doivent être livrés à sept Etats (France, Allemagne, Royaume-Uni, Espagne, Turquie, Belgique et Luxembourg).
Il n'en fallait pas plus pour que cette perspective inquiétante fasse trébucher le titre EADS de 7,6 % le mardi 10 février. Et ce n'est pas la réaction des dirigeants d'EADS à ces nouvelles rumeurs qui a rassuré le marché. Le groupe aéronautique s'est contenté d'indiquer qu'il lui était impossible de communiquer pour le moment sur l'ampleur du retard du programme A400M, et il a maintenu sa décision de limiter sa provision pour surcoût à 1,7 milliard d'euros au titre de l'exercice 2008.
Il est clair que les nombreuses interrogations que suscite le dossier réduisent les chances de rebond rapide et durable du titre, quand bien même sa valeur en Bourse est fortement décotée. D'autant que d'autres inquiétudes pèsent aussi sur le redressement des résultats d'EADS, concernant notamment les risques d'annulations et de reports de commandes d'avions civils liés à la crise économique, et la capacité du groupe à mener à bien ses restructurations.









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