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Total
JDF HEBDO | 14.02.2009 | Mise à jour : 12H17
Les résultats
La publication des résultats du groupe pétrolier français a donné lieu à son lot habituel de contestations et de superlatifs. Dans un environnement chahuté et contrasté, Total a dégagé le plus gros profit jamais réalisé par une entreprise française. En excluant les effets prix sur la valeur des stocks, le bénéfice net a atteint 13,92 milliards d'euros, en hausse de 14 %. Une performance qui s'explique bien évidemment par la hausse des prix du baril au cours de la première moitié de l'année.Sur le plan opérationnel, le bilan est plus contrasté. La production moyenne, à 2,34 millions de barils par jour, s'est repliée de 2 %, les nouveaux champs entrés en exploitation ne pouvant compenser les effets prix, le déclin des gisements matures et surtout les incidents techniques survenus ici ou là. En revanche, l'exploration a encore rencontré de beaux succès. Le taux de renouvellement des réserves (hors acquisitions et cessions) s'est établi à 112 %, maintenant la durée de vie des réserves prouvées à douze ans.
Les perspectives
En commentant les comptes annuels, Christophe de Margerie, le directeur général du groupe, l'a clairement annoncé : « Il faudra un certain temps pour revoir de tels niveaux. » En cause, la chute du prix du baril de brent, qui s'établit aujourd'hui autour de 44 dollars après une moyenne de 97,3 dollars en 2008. Pour autant, le groupe aborde l'exercice avec confiance. Le montant des investissements a été maintenu à 18 milliards de dollars (dont 14 milliards consacrés à l'amont). Comme il l'avait fait en 1998, quand les cours de l'or noir s'étaient effondrés, Total n'entend pas baisser la garde en dépit d'un contexte plus difficile. Le lancement de certains projets (la raffinerie de Jubail, en Arabie saoudite, par exemple) sera reporté dans le but de renégocier leur prix avec les contracteurs, mais aucun ne devrait être annulé. Le pétrolier peut en effet s'appuyer sur un bilan solide (avec un taux d'endettement net sur fonds propres de 22,5 %) et il dispose d'importantes réserves de liquidités.Cinq grands projets (Akpo au Nigeria, Tahiti dans le golfe du Mexique, ou encore l'usine de liquéfaction de Qatargas II) vont être mis en production dans le courant de l'année. Ils devraient contribuer à la croissance de la production, même si aucune indication chiffrée n'a été donnée (l'exercice est il est vrai délicat). Le groupe possède également un important portefeuille de projets structurants devant soutenir l'activité sur le long terme.
NOTRE CONSEIL
Achat avec un objectif de cours abaissé à 55 euros (code : FP, Comp. A, SRD). Les projets qui alimentent les résultats de Total ont été lancés sur la base d'hypothèses de prix inférieurs à ceux en cours aujourd'hui. Nous tablons ainsi pour 2009 sur un bénéfice net de 10,1 milliards d'euros. Une prévision que le titre capitalise 9,4 fois, ce qui paraît très raisonnable. D'autre part, sur la base du dividende qui sera proposé à l'assemblée générale, de 2,28 euros par action, la valeur offre un rendement de 5,7 %.
Achat avec un objectif de cours abaissé à 55 euros (code : FP, Comp. A, SRD). Les projets qui alimentent les résultats de Total ont été lancés sur la base d'hypothèses de prix inférieurs à ceux en cours aujourd'hui. Nous tablons ainsi pour 2009 sur un bénéfice net de 10,1 milliards d'euros. Une prévision que le titre capitalise 9,4 fois, ce qui paraît très raisonnable. D'autre part, sur la base du dividende qui sera proposé à l'assemblée générale, de 2,28 euros par action, la valeur offre un rendement de 5,7 %.
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