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Carrefour flanche au premier trimestre
ROMAIN GUEUGNEAU |
JDF HEBDO | 18.04.2009 | Mise à jour : 20H44
« Au début de l'année 2008, nous vivions dans un autre monde. » Y aurait-il un brin de nostalgie dans la voix d'Eric Reiss, le directeur financier de Carrefour sur le départ ? Les performances réalisées au premier trimestre 2009 témoignent d'un changement d'ère pour le numéro deux mondial de la distribution. Pour la première fois depuis six ans, le chiffre d'affaires a reculé d'une année sur l'autre : - 2,8 %, à 22,72 millards d'euros (- 1,4 % à taux de change constant). Carrefour a relativisé cette contre-performance, en invoquant un effet calendaire défavorable (un jour de moins en février 2009, et des fêtes de Pâques décalées en avril) et une décélération de l'inflation par rapport à 2008. Cependant, le groupe peine à résister face à la dégradation de la conjoncture. Les consommateurs continuent d'arbitrer entre les grandes marques et les marques de distributeurs ou entre l'alimentaire et le non-alimentaire.
En France (- 5 % sur le trimestre, à magasins comparables), la situation s'est dégradée sur tous les formats de magasins. Dans les hypermarchés, la tendance reste négative (- 5,4 %) malgré une intensification des offres promotionnelles. Les supermarchés affichent une performance semblable (- 5,2 %) en dépit des bons résultats enregistrés par les magasins Champion reconvertis en Carrefour Market (385 magasins). La vraie déception vient de l'enseigne hard discount du groupe, Ed. Alors que la crise économique est censée profiter au hard discount, les ventes d'Ed se sont pourtant effondrées de 8 % sur le trimestre. Tant et si bien qu'un plan d'action est engagé pour redresser l'enseigne. Un nouveau patron de branche a été désigné. Premier engagement : les magasins Ed français seront rebaptisés Dia, comme à l'étranger.
Les dirigeants se sont cependant félicités du gain de part de marché dans l'Hexagone (+ 0,4 point). Une conséquence positive de l'intense activité promotionnelle du groupe, qui n'entend pas s'arrêter là. « L'objectif est de poursuivre le gain de parts de marché, a confirmé Eric Reiss à l'occasion de la présentation des chiffres trimestriels. Nous continuerons donc à développer les promotions, qui répondent à une demande des consommateurs.» Les marges devraient en pâtir sur le semestre.
Hors de France, la situation demeure contrastée. Sans surprise, les marchés espagnol, italien et belge sont à la peine, avec des reculs de ventes respectifs de 6,3 %, 5,3 %, et 4,6 % en comparable. Plus surprenant, la Chine affiche elle aussi un recul. En revanche, l'Amérique latine continue de bien se comporter.
Carrefour n'a pas fait de mystère sur les tendances pour le reste du semestre. Aucun signe d'amélioration pour l'instant au niveau de la consommation, même si les ventes de début avril étaient plutôt « correctes ». Les priorités stratégiques demeurent inchangées : rester proche du consommateur et gagner des parts de marché. Les réductions de coûts engagées (500 millions d'euros) produiront leurs effets « dans la seconde partie de l'année », a indiqué le groupe, qui reste par ailleurs focalisé sur la génération de cash-flow. Lars Olofsson s'adressera de nouveau à la communauté financière fin juin. « Nous n'escomptons pas de changement majeur de stratégie, mais une nouvelle impulsion et peut-être des décisions, enfin, sur la Belgique et l'Italie », prédisent les analystes de CM-CIC.
En France (- 5 % sur le trimestre, à magasins comparables), la situation s'est dégradée sur tous les formats de magasins. Dans les hypermarchés, la tendance reste négative (- 5,4 %) malgré une intensification des offres promotionnelles. Les supermarchés affichent une performance semblable (- 5,2 %) en dépit des bons résultats enregistrés par les magasins Champion reconvertis en Carrefour Market (385 magasins). La vraie déception vient de l'enseigne hard discount du groupe, Ed. Alors que la crise économique est censée profiter au hard discount, les ventes d'Ed se sont pourtant effondrées de 8 % sur le trimestre. Tant et si bien qu'un plan d'action est engagé pour redresser l'enseigne. Un nouveau patron de branche a été désigné. Premier engagement : les magasins Ed français seront rebaptisés Dia, comme à l'étranger.
Les dirigeants se sont cependant félicités du gain de part de marché dans l'Hexagone (+ 0,4 point). Une conséquence positive de l'intense activité promotionnelle du groupe, qui n'entend pas s'arrêter là. « L'objectif est de poursuivre le gain de parts de marché, a confirmé Eric Reiss à l'occasion de la présentation des chiffres trimestriels. Nous continuerons donc à développer les promotions, qui répondent à une demande des consommateurs.» Les marges devraient en pâtir sur le semestre.
Hors de France, la situation demeure contrastée. Sans surprise, les marchés espagnol, italien et belge sont à la peine, avec des reculs de ventes respectifs de 6,3 %, 5,3 %, et 4,6 % en comparable. Plus surprenant, la Chine affiche elle aussi un recul. En revanche, l'Amérique latine continue de bien se comporter.
Carrefour n'a pas fait de mystère sur les tendances pour le reste du semestre. Aucun signe d'amélioration pour l'instant au niveau de la consommation, même si les ventes de début avril étaient plutôt « correctes ». Les priorités stratégiques demeurent inchangées : rester proche du consommateur et gagner des parts de marché. Les réductions de coûts engagées (500 millions d'euros) produiront leurs effets « dans la seconde partie de l'année », a indiqué le groupe, qui reste par ailleurs focalisé sur la génération de cash-flow. Lars Olofsson s'adressera de nouveau à la communauté financière fin juin. « Nous n'escomptons pas de changement majeur de stratégie, mais une nouvelle impulsion et peut-être des décisions, enfin, sur la Belgique et l'Italie », prédisent les analystes de CM-CIC.
NOTRE CONSEIL
Nous restons à l'achat spéculatif (code : CA, Comp. A, SRD). Les chiffres du premier trimestre ne sont pas brillants. Le marché s'y attendait un peu. Reste à voir l'impact des réductions de coûts sur les comptes.
Nous restons à l'achat spéculatif (code : CA, Comp. A, SRD). Les chiffres du premier trimestre ne sont pas brillants. Le marché s'y attendait un peu. Reste à voir l'impact des réductions de coûts sur les comptes.
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