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MAROC TELECOM 13,27 € +0,61%
IAM | MA0000011488 | Actions | Télécommunicati. | France | Paris | SRD
09/02/2010 - 17h35
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Télécommunications
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Le titre Maroc Télécom allie croissance et rendement

Fabienne Bouloc | JDF HEBDO | 08.09.2007 | Mise à jour : 07H51

Confronté à une concurrence accrue au Maroc, l'opérateur de téléphonie se développe au sud du Sahara


Nous restons à l'achat avec un objectif de cours à dix-huit mois de 15 euros (code : IAM ; Comp. Etranger, SRD)

- Avec une capitalisation boursière de 125 milliards de dirhams (10,8 milliards d'euros), Maroc Télécom est la première société marocaine cotée. Si le géant du royaume chérifien n'a plus le monopole des télécoms sur son territoire national depuis 2005, il domine encore largement le marché, devant Meditel (filiale de Telefonica et de Portugal Telecom). Au début de 2007, l'arrivée d'un troisième opérateur, Wana, l'a fortement concurrencé dans la téléphonie fixe. Malgré tout, la marge opérationnelle de l'opérateur continue d'augmenter : elle s'est établie à 46,1 % au premier semestre 2007, en progression de 8,1 points sur un an. Sur son marché national, dans la téléphonie mobile, l'entreprise comptait au 30 juin 11,7 millions d'abonnés. Un chiffre toujours en augmentation et appelé à croître dans la mesure où le taux de pénétration de la téléphonie mobile s'élève à peine à 57,82 % au Maroc, contre 83,2 % en France par exemple. La société estime que le marché sera mature d'ici trois ans. Autre axe de développement, Maroc Télécom compte accroître ses revenus par client. L'amélioration du pouvoir d'achat des Marocains devrait leur permettre de favoriser les forfaits au lieu des cartes prépayées privilégiées aujourd'hui par 95 % des clients.

Maroc Télécom voit également plus loin et cherche de nouveaux relais de croissance hors du territoire national, en profitant de l'ouverture du marché des télécoms dans d'autres pays d'Afrique.

Dès 2001, l'entreprise a acquis 54 % de Mauritel, l'opérateur historique mauritanien. L'expansion sur le continent africain s'est poursuivie fin 2006 et début 2007 avec l'acquisition de 51 % d'Onatel au Burkina Faso, puis de Gabon Télécom. Ces marchés offrent de belles perspectives : au Burkina Faso, 7,5 % de la population est équipée d'un téléphone portable. En Mauritanie, le taux s'établit à 33,6 %.

Mais cette expansion n'est pas sans risque. Au Gabon, l'entreprise a dû faire face à une « situation chaotique », selon les propos d'Abdeslam Ahizoune, président de l'entreprise. Les comptes de Gabon Télécom n'étaient pas certifiés et sa privatisation a rencontré de vives résistances.

L'entreprise marocaine tente aussi sa chance en Belgique et en France. Fin 2006, elle a lancé Mobisud, le premier opérateur mobile virtuel destiné aux Maghrébins émigrés. En France, Mobisud vise 500.000 clients d'ici cinq ans, pour une population visée estimée entre 4 et 6 millions de personnes.

Cette stratégie de croissance internationale devrait se poursuivre durant les mois à venir. L'entreprise serait candidate à la privatisation de l'opérateur historique au Ghana et étudierait des perspectives au Mali. Et si les filiales africaines sont pour l'instant marginales dans les résultats de l'entreprise, la croissance future de Maroc Télécom se joue bien au sud du Sahara.

Un actif stratégique pour Vivendi

- Le titre Maroc Télécom est un cocktail de croissance et de rendement. Au premier semestre 2007, le résultat net a progressé de 28,4 %, pour s'établir à 344 millions d'euros*, pour un chiffre d'affaires de 1,64 milliard (+ 10,1 % à périmètre constant).

Les perspectives pour l'ensemble de l'année restent attrayantes : Maroc Télécom vise à fin 2007 une hausse des ventes supérieure à 8 % et un résultat opérationnel en hausse de 20 % (sur une base comparable).

Malgré ce développement attendu, Maroc Télécom capitalise à peine 12 fois le bénéfice net estimé pour 2008 (890 millions d'euros), soit le même ratio de valorisation qui est appliqué à France Télécom alors que l'opérateur français est loin d'afficher des perspectives identiques.

La valeur présente également un rendement attrayant : au titre de 2006, il était de 5,45 %, pour un dividende de 0,68 euro par action. L'absence de dettes et l'importance des liquidités dégagées par l'entreprise (475 millions d'euros en 2007) nous permettent d'anticiper un dividende de 0,70 euro pour l'exercice en cours, procurant un rendement prévisionnel de 5,61 %.

Dernier atout : le dossier Maroc Télécom présente un attrait spéculatif car le tour de table pourrait évoluer à plus ou moins long terme. Le groupe Vivendi, actionnaire majoritaire avec 51 % du capital, ne cache pas sa volonté de se renforcer dans l'entreprise marocaine.

Deuxième actionnaire, le royaume du Maroc, qui détient la minorité de blocage, avec 30 % du capital, pourrait un jour se désengager. Vivendi serait alors le premier intéressé. Maroc Télécom est en effet un actif stratégique pour le groupe. Selon nos estimations, cette société représente 16 % de son actif net réévalué et sa part ne cesse de monter. Surtout, l'opérateur marocain est devenu la deuxième source de liquidités du groupe, après SFR.

* Taux de conversion : 1 dirham = 0,0889 euro.

MAROC TELECOM

Président de Maroc Télécom et membre du directoire de Vivendi : Abdeslam Ahizoune

POINTS FORTS

Valeur de croissance ;

fort rendement ;

développement hors

du Maroc dans des marchés

à potentiel élevé.

POINTS FAIBLES

Concurrence accrue

sur le marché marocain ; manque de visibilité

sur Mobisud ;

communication limitée.




Un actif stratégique pour Vivendi


- Le titre Maroc Télécom est un cocktail de croissance et de rendement. Au premier semestre 2007, le résultat net a progressé de 28,4 %, pour s'établir à 344 millions d'euros*, pour un chiffre d'affaires de 1,64 milliard (+ 10,1 % à périmètre constant).

Les perspectives pour l'ensemble de l'année restent attrayantes : Maroc Télécom vise à fin 2007 une hausse des ventes supérieure à 8 % et un résultat opérationnel en hausse de 20 % (sur une base comparable).

Malgré ce développement attendu, Maroc Télécom capitalise à peine 12 fois le bénéfice net estimé pour 2008 (890 millions d'euros), soit le même ratio de valorisation qui est appliqué à France Télécom alors que l'opérateur français est loin d'afficher des perspectives identiques.

La valeur présente également un rendement attrayant : au titre de 2006, il était de 5,45 %, pour un dividende de 0,68 euro par action. L'absence de dettes et l'importance des liquidités dégagées par l'entreprise (475 millions d'euros en 2007) nous permettent d'anticiper un dividende de 0,70 euro pour l'exercice en cours, procurant un rendement prévisionnel de 5,61 %.

Dernier atout : le dossier Maroc Télécom présente un attrait spéculatif car le tour de table pourrait évoluer à plus ou moins long terme. Le groupe Vivendi, actionnaire majoritaire avec 51 % du capital, ne cache pas sa volonté de se renforcer dans l'entreprise marocaine.

Deuxième actionnaire, le royaume du Maroc, qui détient la minorité de blocage, avec 30 % du capital, pourrait un jour se désengager. Vivendi serait alors le premier intéressé. Maroc Télécom est en effet un actif stratégique pour le groupe. Selon nos estimations, cette société représente 16 % de son actif net réévalué et sa part ne cesse de monter. Surtout, l'opérateur marocain est devenu la deuxième source de liquidités du groupe, après SFR.

* Taux de conversion : 1 dirham = 0,0889 euro.




MAROC TELECOM


Président de Maroc Télécom et membre du directoire de Vivendi : Abdeslam Ahizoune

POINTS FORTS

Valeur de croissance ;

fort rendement ;

développement hors

du Maroc dans des marchés

à potentiel élevé.

POINTS FAIBLES

Concurrence accrue

sur le marché marocain ; manque de visibilité

sur Mobisud ;

communication limitée.

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