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La valorisation est revenue à un niveau abordable compte tenu des perspectives
JDF HEBDO | 14.06.2008 | Mise à jour : 19H49
Annoncée en 2004, la fusion de Boiron avec Dolisos a pris du temps à se concrétiser. La faute en incombe aux importantes restructurations nécessaires - Dolisos était lourdement déficitaire -, mais aussi à une conjoncture défavorable qui a vu le taux de remboursement de l'homéopathie passer de 65 % à 35 % en 2004. Le laboratoire connaît cependant depuis l'an dernier un vrai regain de croissance. « Aujourd'hui, c'est cette croissance qui constitue le véritable levier sur les marges », souligne Stéphan Dubosq, analyste chez Arkeon Finance. Boiron supporte en effet de nombreux coûts fixes, à commencer par ceux de distribution : les grossistes qui assurent la livraison des médicaments allopathiques ne prennent pas en charge celle des granulés. Les coûts de distribution ont ainsi représenté 32 % des ventes de Boiron l'an dernier ! Ils sont cependant restés stables, comme les coûts de production (+ 2 %), illustration de la bonne maîtrise des charges par la direction. Ce qui a permis à la marge opérationnelle courante de bondir de 64 % en 2007 ! Pour cette année, les dirigeants se bornent à parler de « progression de l'activité et du résultat ». « Le retour aux 13 % de marge opérationnelle enregistrés avant la fusion avec Dolisos devrait se faire en 2009 », souligne Stéphan Dubosq. Nos prévisions de bénéfices pour 2008 et 2009 sont raisonnablement valorisées par le cours de Bourse, respectivement à 13 et 11,5 fois. Le rendement, qui ressort à 2,7 % sur la base d'un dividende en hausse de 83 % au titre 2007, est aussi non négligeable. Compte tenu du caractère familial du groupe - la famille Boiron détient 49 % du capital -, le montant du dividende (0,55 euro par action) devrait être au moins reconduit en 2008. Quant à un éventuel retrait de la cote, il avait été démenti l'an dernier par les dirigeants, mais ne peut pas être exclu. Pour l'instant, le bilan de Boiron lui donne les moyens de se développer.
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